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Origine du nom de
la commune
Au XIIe
siècle, Lesparre se nommait Spara ou
Sparra. Les deux noms seraient dérivés du
latin spara ou du celte spari
signifiant clôture en bois. La ville aurait
peut-être été entourée dans des temps très anciens
de clôtures en pin.
Les sires de Lesparre
ont une origine fort ancienne, datant pour les uns
de Charlemagne, pour les autres de l'époque de
Titus, empereur romain vers l'an 80.
Le plus ancien
seigneur de Lesparre, réellement connu par son
sceau du XIIe siècle, fut Gombaud.
Les sires de Lesparre
furent fidèles, dès 1154, aux ducs et aux rois
d'Angleterre, jusqu'en 1453.
Cette époque,
principalement celle du milieu du XIIIe
siècle, correspond à une époque remarquable de la
vie au château de Lesparre, où l'amour courtois
fut chanté par deux troubadours célèbres : Aimeric
de Belenoi, né à Lesparre, traduit dans tous les
pays de langue d'oc, jusqu'en Italie et en
Catalogne et Pey de Corbian, d'origine médocaine.
Vers 1363, le seigneur
de Florimont, sire de lesparre, partit à la
conquête de Jérusalem, en compagnie d'autres
princes chrétiens d'Europe.
Il multiplia ses
activités guerrières et fut le grand homme de
l'histoire de Lesparre.
Après la bataille de
Castillon, alors que la Guyenne était redevenue
française pour toujours, la bannière d'Angleterre
"aux trois léopards passant" flottait encore sur
la place de Lesparre pour la dernière fois en
France !
Bien plus tard, au
moment des guerres de religion, le duc d'Epernon,
favori de Marie de Médicis, séjourna sans doute au
château de Lesparre. Les "Huguenots" de la
Rochelle tentèrent de s'emparer du château sous la
conduite de Favas. Leur entreprise fut de courte
durée.
A la Révolution, le
château de Lesparre fut déclaré, bien national et
démantelé, à l'exception du donjon. C'est
aujourd'hui, le fameux donjon de "l'Honneur de
Lesparre", du nom que nos ancêtres médiévaux
donnaient au château de Lesparre. |